Généralité
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L’histoire du jeu

L’origine des échecs reste un sujet controversé. Toutefois, les spécialistes s’accordent  pour voir dans le chaturanga indien le plus vieil ancêtre du jeu d’échecs. En Perse vers l’an 600, il devient le chatrang. Et lorsque les Arabes envahissent la Perse, ils l’adoptent sous le nom de shatranj. C’est au cours des IXe et Xe siècles qu’apparaissent les premiers traités, rédigés en arabe.

L’arrivée des échecs en Europe se fait sans doute par l’Espagne musulmane, voire l’Italie du sud, aux alentours de l'an mil. L’échiquier devient bicolore, avec les cases blanches et noires. Et les pièces s’occidentalisent : le firzan (vizir) devient dame/reine ; le fil (éléphant) devient fou (bishop, évêque en anglais) ; le rukh (navire) devient tour. Mais la révolution la plus importante a lieu à la fin du Moyen Âge, vers 1475 en Espagne lorsque les mouvements limités de la dame et du fou sont remplacés par ceux que nous connaissons actuellement. Le jeu devient tellement rapide qu’on juge préférable d’annoncer « Échec au roi » et « Gardez la reine ». Pour parer aux effets dévastateurs de ces pièces aux pouvoirs renforcés, le roque est inventé vers 1560. La stabilisation des règles en Europe, vers 1650, donne naissance à une littérature théorique très riche.

Moyen Age

 

XIXe siècle

 

Le XIXe marque l’émergence des échecs modernes : style des pièces uniformisé (Staunton), utilisation de la pendule, premières compétitions internationales et création du championnat du monde en 1886. Le titre suprême est alors une affaire privée dépendant du bon vouloir du tenant et de la bourse proposée. Il faut attendre 1948 pour que la Fédération Internationale Des Echecs (FIDE), fondée en 1924, prenne en charge l’organisation du championnat du monde. 

Hormis le règne de l’Américain Fischer (1972-1975), la seconde moitié du XXe est largement dominée par l’armada soviétique. En 1993,  Kasparov rompt le pacte qui le lie à la FIDE.  Jusqu’en 2006, date de la réunification du titre mondial, les échecs connaîtront ainsi deux types de champions du monde : les FIDE et les dissidents.  

À la fin du XXe siècle, l'attention médiatique se concentre davantage sur l'opposition entre l'homme et la machine. Pensons au célèbre Deep Blue. Par sa puissance de calcul et ses immenses banques de parties, l’outil informatique est en outre devenu un auxiliaire indispensable dans l’analyse et la préparation échiquéennes.

Kasparov vaincu par Deep Blue

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